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En marchant de La Charité-sur-Loire à Baugy

Sixième étape depuis Accolay : un peu moins de 27 km, dit mon application qui ne suit cependant pas tout à fait mon chemin.

J’ai un peu visité la ville hier soir (et ai dîné au sympathique l’Antre pots Pub, un bar à vin mettant un peu de vie dans cette ville si grise) mais je reparlerai plus tard de cette ville à l’histoire et aux monuments étonnants.

Je ne sors cependant pas de La Charité sans rendre visite au prieuré, qui était fermé hier soir, auquel j’accède par le petit passage de la Grande rue François Mitterrand.

Mes photos floues rendent mal l’ampleur du lieu, qui est cependant beaucoup moins beau que son extérieur, avec sa magnifique coupole. Même le tympan redéposé à l’intérieur paraît froid.

Ce qui est fascinant, c’est l’extérieur, avec ces logements construits dans ces restes de travées que Colbert avait décidé, faute de moyens suffisants, de ne pas rebâtir.

Enfin, sous le ciel gris, je reprends mon chemin, traversant l’immense Loire, dont on comprend bien qu’elle fasse obstacle et frontière.

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Après la Loire, la ville (qui n’est plus la même) se ruralise, devient village-rue, traversant l’île du Faubourg, puis entrant vraiment en terre du sud, jusqu’au franchissement du Canal latéral à la Loire.

Au Bourg, où l’on tourne à droite pour éviter de marcher sur la grand-route, on passe devant un monument aux morts qui sort de l’ordinaire : un homme, peut-être blessé, qui rampe mais garde la tête haute.

Puis on tourne à droite, empruntant une petite route qui longe un mur avant d’arriver à une ferme et à un grand chêne classé (et dont la photo ne rend que mal la taille impressionnante).

On va, pendant plusieurs kilomètres, suivre des petites routes et des chemins qui tirent des bords le long de la N151.

Puis on arrive à Sancergues, avec sa grande cheminée, son église et son épicerie bienvenue (quoique pas forcément très accueillante).

Puis la route continue, passant au travers de grands champs où foisonnent lin et coquelicots, puis on arrive au petit village de Charentonnay, à l’entrée duquel un banc s’offre au voyageur. Je m’y installe pour déjeuner des emplettes faites à Sancergues.

Le chemin reprend, et peu de temps avant d’arriver à Couy, je me fais dépasser par une marcheuse pleine d’énergie.

Puis c’est Couy, devant l’école de laquelle j’arrive alors que les enfants et l’institutrice sont dans la cour car c’est la récréation. Les enfants me voient et me font bonjour de la main et j’interpelle l’institutrice pour lui demander si elle peut remplir ma gourde presque vide. Elle le fait avec grande gentillesse avant de me souhaiter bonne route. Merci à elle ! (Et pardon pour les photos déformantes de mon appareil défaillant).

Le chemin reprend. Avec la fin d’après-midi, le soleil qui était jusqu’alors caché par les nuages, revient dans tour son éclat. Une belle lumière chaude et jaune envahit le paysage.

Vient un moment où le chemin longe le terrain d’une jolie maison devant lequel les propriétaires ont installé un beau banc bleu. Je m’y installe un moment, tout à l’agrément de l’instant et du lieu. Il y a, dans le jardin ouvert, un vieux panneau indicateur ramené de Normandie.

On reprend la route qui passe devant une ferme avant de devenir un grand chemin allant droit sur Baugy au milieu des blés.

On passe devant une grande ferme portant une plaque du Centre d’études compostellanes puis, suivant l’agréable chemin, on entre dans les faubourgs de Baugy et dans sa grande zone tertiaire. Je n’imaginais pas trouver ici un grand établissement scientifique comme l’ERBC.

J’arrive finalement à l’église de Baugy où je m’arrête et que je visite dans l’attente de ma logeuse, qui vient m’y chercher en voiture.

Je loge à La Fauconnière, à Francheville, une belle maison d’hôtes tres agréable, très accueillante, avec une belle chambre, une immense salle de bains et un délicieux repas que je mange avec plaisir avant d’aller dormir.

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