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En marchant de Baugy à Bourges

Septième (et pour cette fois-ci dernière) étape depuis Accolay (et onzième depuis Sens) : 33 km de l’église de Baugy (où mon logeur me ramène le matin) jusqu’à mon hôtel de Bourges.

Le temps est agréablement gris quand je quitte la place du village pour me diriger vers Villabon.

Je suis la route, qui est une petite route. A la sortie de Baugy, des sculptures de vélos, pour saluer le Tour de France qui, en juillet , passera par là. Un peu plus loin, une « station de testage ovine » s’annonce sur un panneau. De quoi peut-il bien s’agir ?

On entre à Villabon bien avant d’entrer dans le bourg proprement dit. Pendant longtemps on marche à travers champs. Puis à un tournant, une maison affiche son admiration pour la Commune et rappelle (l’apprenant à ceux qui, comme moi, l’ignoraient) que la proche Vierzon eut, en 1871, sa Commune, éphémère certes, comme Le Creusot).

Je passe devant l’église sans la photographier : à voir la mise et la mine des petits groupes qui se pressent devant, des obsèques y sont probablement célébrées que je ne vais pas déranger.

Puis, sur la grande place du village, une nouvelle installation en l’honneur du Tour de France qui passera là le 2 juillet.

Je continue la route, droite comme un i et bordée de grands champs bleu et rouge, avant d’obliquer à droite, vers Brécy.

Brécy est un joli village aux larges rues, avec une jolie église, une jolie école, une jolie mairie, toutes bâties d’une belle pierre jaune.

A la sortie de Brécy, je passe devant l’entrée monumentale du château, remplis ma gourde au robinet public aimablement placé là par la municipalité (Merci !) puis prend la route de Sainte-Solange au joli nom.

Peu de temps avant d’arriver à a Sainte-Solange, la route passe à côté d’un grand platane sous lequel sont installés une table et des bancs. Une petite affichette indique que cela a été installé pour le repos des pèlerins.

Arrivé à l’église au beau et lourd clocher, je m’assieds un moment dans le square qui l’entoure, songeant au destin de la bergère du lieu qui, ayant refusé d’épouser le fils du comte de Poitiers, eut sa tête coupée par lui. Elle devint patronne du Berry.

Après Sainte-Solange, on prend la route puis un chemin qui, à côté d’un petit pont, franchit la rivière Le Colin,

Sous le ciel gris, les paysages plats ne sont pas des plus beaux que j’ai traversés : grandes plaines, grandes cultures. On marche par moments sur les traces d’anciennes voies romaines devenues chemins agricoles. C’est un peu lassant.

En approchant de Bourges, il faut franchir le Langis sur un petit pont qui évite la grande mare dans laquelle s’est perdu le chemin d’origine.

Au loin, la haute silhouette de la cathédrale de Bourges se voit. On la voit d’ailleurs depuis longtemps. Elle est apparue peu de temps après Sainte-Solange.

Mais comme à La Charité-sur-Loire, les derniers kilomètres sont les plus pénibles. Car on croit être proche mais on ne l’est pas tant que cela, et à proximité des grandes agglomérations, les grands axes routiers se multiplient, dont le franchissement est difficile et exige de longs et multiples contournements.

Arrivé dans les faubourgs, je me fais accompagner, sur quelques centaines de mètres, par un habitant de Bourges qui me dit toute la sympathie qu’il a pour les marcheurs qu’il voit régulièrement passer devant sa maison.

Puis j’arrive aux voies ferrées que je franchis sur une passerelle métallique haut perchée.

https://promenades.improvisations.fr/wp-content/uploads/2021/06/20210604_181207.mp4

La passerelle une fois franchie, im faut encore traverset l’Yèvre avant d’entrer vraiment dans la ville.

Encore n’est-ce pas encore tout a fait le centre, qu’on atteint cependant vite, avant de passer devant la cathédrale, superbe.

J’irai la voir demain et visiter la ville. J’en reparlerai. Pour le moment, je me rends à mon hôtel où se termine cette semaine de randonnée.

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