De Sens, je n’ai pas vu grand-chose. La cathédrale essentiellement, et encore était-elle fermée à l’heure tardive où j’y étais.

J’ai cependant bien aimé cette ville, tranquille et bâtie de grandes maisons et de grands hôtels qui font penser à Toulouse. Une Toulouse aristocratique qui n’aurait pas poursuivi son développement mais qui aurait conserve les oripeaux de sa grandeur passée. Une vraie ville, qui fut puissante et qui est endormie.

La cathédrale était fermée mais j’en ai fait le tour pour admirer les statues, les visages et les petits bas-reliefs dont la facade et les tours sont emplies.

De l’extérieur, la cathédrale est dissymétrique et elle nest pas accessible de tous côtés.

Sur le trumeau, figure Etienne, à qui est vouée la cathedrale. Il est superbe avec son livre et sa bure plissée.

Il y a les voussures, riches, même si les saints ont, pour la plupart, perdu leur tête à la Révolution.

Il y a les têtes, d’hommes et de femmes mais parfois aussi d’animaux, qu’on voit sculptées à différents niveaux.

Et puis il y a le bestiaire sculpté autour du portail central, et les bêtes des bouts du monde qui y figurent. On reconnaît dans les photos prises une autruche montée, un éléphant, un griffon ; je ne sais quel est le deuxième animal.

Tout près de la cathédrale, il y a maison des enfants de choeur dont la porte est surmontée d’une magnifique coquille Saint-Jacques dont émergent des corps.

Et puis il y a le Palais épiscopal, et puis les halles, et puis la bière, qui porte le nom de Thomas Becket, archevêque de Canterbury qui, fuyant l’Angleterre, se réfugia quelques jours à Sens à la fin de 1164.