La Fourvière est cette colline de l’ouest de Lyon qui domine , de façon abrupte, la vieille ville. On peut, depuis une place toute proche de la cathédrale Saint-Jean, y monter à pied ou utiliser une des deux lignes de funiculaires : l’une qui monte vers le nord-ouest et amène aux pieds de la basilique, l’autre vers le sud sud-ouest et conduit vers le quartier Saint-Just.

La première fois que j’y suis monté , je suis allé vers Saint-Just. C’est là que je voulais voir le tombeau d’Irénée, ce deuxième évêque de Lyon, que j’aime bien car il combattit ce qui ne s’appelait pas encore le manichéisme (Manu n’était pas encore né !).

Pour arriver a cette église, on traverse le quartier Saint-Just, provincial et peu animé quand la nuit vient.

Je suis descendu par le même funiculaire que celui pris à l’aller.

C’est le lendemain que j’ai pris l’autre funiculaire, qui monte à la basilique. Il est plus vieux et rouge.

Un grand soleil jaune qui frappait l’étrange façade de la basilique de Fourvière nous a accueillis.

A côté de la basilique, une statue de Jean-Paul II. Sa silhouette surgissait d’un frisetis de nuages.

A l’intérieur, la basilique de la Fourvière rappelle les églises construites a la même époque : Notre-Dame de la Garde ou la Major à Marseille, le Sacré-cœur à Paris. Mais ici, c’est le vert qui domine.

En sortant, on découvre la vierge dorée qui surmonte le clocher de la vieille chapelle. Non loin d’elle, un Saint Georges s’apprête à tuer un dragon, tandis qu’à l’est, s’étend Lyon, sous un ciel qui, ce soir, semblait huile sur une toile.

On redescend dans le Vieux Lyon à pied, par de longs escaliers passant à travers des jardins, chemin qui nous rapproche peu à peu de Saint-Jean.