Le vieux Lyon, cela commence, au nord, par le quartier Saint-Paul. Il y a là une gare et, le soir ou j’y étais, de longs nuages roses formaient des rouleaux dans le ciel.

Tout à côté (en contrebas du lieu où fut prise la première photo, une statue de Jean de Gerson, qui mourut à Lyon. La statue fait face à l’entrée principale de Saint-Paul, avec son tympan portant l’histoire de Paul

Saint-Paul est une étrange église. On remarque d’abord son clocher octogonal.

En s’approchant non pas du porche principal mais de celui ouvert sur la gauche, on voit des restes de la vieille église, construite ici il y a longtemps.

A proximité de Saint-Paul, un beau bâtiment à l’allure de théâtre, l’ancienne Loge du Change qui sert aujourd’hui de temple de culte, d’église réformée.

Le vieux Lyon est fait de ruelles qui suivent le cours de la Saône et que bordent de vieilles maisons aux couleurs d’ocre. C’est ici que, ça et là, pénétrant dans les cours, on trouve les traboules.

Il y a aussi des boutiques – dont l’une consacrée à Guignol, né ici au début du XIXème siècle ; des musées – dont l’un consacré au cinéma et qui présente des modèles réduits de décors et des costumes de films. Et puis une autre, avec un vieux vélo.

Avant d’arriver à la cathédrale Saint-Jean, on trouve les vestiges de l’église Sainte-Croix, plus ancienne, et du baptistère de l’église Saint-Etienne, plus ancien encore, qui date du IVe siècle.

On trouve également à proximité de la cathédrale, sur la place Saint-Jean, une fontaine représentant le baptême du Christ et, adossée à la cathédrale, la Manécanterie, superbe bâtiment du XIIIème siècle.

Puis il y a la cathédrale elle-même, la primatiale puisque l’évêque de Lyon est primat des Gaules. Un peu curieuse avec ses quatre tours dissymétriques, son relatif écrasement et ses murs plus lisses que ceux dont on a l’habitude.

La cathédrale fut lieu de quelques conciles (dont l’un déposa l’empereur Frédéric II Hohenstaufen, qui était pourtant un souverain sage et ouvert au monde) et possède une belle horloge astronomique.

La beauté discrète de ce bâtiment apparaît dans les médaillons, du début du XIVème siècle, qui ornent sa façade, sur les piédroits des trois portails, la plupart verticaux et certains, les plus beaux souvent, horizontaux, qui ne se découvrent que la tête levée vers le ciel. On y voit des monstres, des démons et des créatures maléfiques, des histoires, des scénettes tragiques, comiques ou grivoises, des combats héroïques, des épisodes mythologiques, des récits tires de la Bible, des visages de contemporains. Un grand livre d’images, une grande bande dessinée devant laquelle on pourrait longtemps rester.

Certaines scènes, très belles, ne visibles qu’à l’envers. Parmi elle, celle représentant une jeune femme jouant dela viole avec un archet qui ressemble à un sabre.