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La crypte de la cathédrale d’Auxerre

Je quitte l’hôtel vers 9h30 et traverse les rues piétonnes et marchandes. Sur la place Georges Surugue, une joyeuse statue de Cadet Rousselle, le héros (pas du tout imaginaire, comme je le croyais à tort) de la ville, salue les passants, rares à cette heure.

Un peu plus loin, en allant vers la Tour de l’Horloge, en réfection, une autre statue polychrome, moins réussie, représente Restif de la Bretonne qui fut ouvrier typographe dans une imprimerie qui était installée là.

De la cathédrale Saint-Etienne, je connaissais les porches et l’intérieur, vus il y a presque deux ans tandis que je me rendais à Vézelay à vélo. Mais je n’avais alors pas pu voir la crypte et ses fresques. Ce sont elles que je vais découvrir après avoir attendu que la boutique qui vend les entrées ouvre, ce qui me laisse le temps de regarder la crèche installée dans le choeur.

Édifiée de 1023 à 1030, la crypte, disent les guides, est le soubassement du choeur de la cathédrale romane qui précéda la cathédrale actuelle (cathédrale romane qui succéda elle-même à trois autres cathédrales construites sur le même lieu depuis le Veme siècle).

Dans la chapelle axiale de la crypte, deux ensemble de fresques ont été découverts (ou conservés). Le plus vieux, datant du XIeme siècle est une représentation, unique en Occident dit-on, d’un Christ à cheval, entourés des quatre cavaliers de l’Apocalypse ; le second, daté plutôt du XIIIeme siecle, est un Christ en majesté qu’entourent deux menorahs, les chandeliers à sept branches.

Le Christ à cheval peint sur la voute en berceau est le plus réputé. Les spécialistes vantent l’originalité et la simplicité du dessin. Il y a, au centre d’une croix grecque, Jésus sur un cheval blanc tenant ce qui semble être un oriflamme.

Et autour de lui, symétriquement disposés, quatre anges cavaliers.

Mais quant à moi, je préfère, peint sur le fond en cul de four de la chapelle, le grand Christ en majesté, entouré de menorahs, qui bénit de sa main droite, tient, dans sa main gauche, une croix au corps torsadé, coinçant contre son genou un livre ouvert où se lisent l’alpha et l’oméga.

J’aime bien, dans les bleus et ocres, cette réunion de la croix et des menorahs.

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