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En marchant de Villeneuve-sur-Cher à Issoudun

Treizième étape depuis Sens et deuxième de ce parcours de fin août, 25 kilomètres de plat pays pour rejoindre Issoudun.

Je quitte le camping de Villeneuve moins tôt que je ne l’aurais voulu, après avoir quelque peu séché mes toiles de tente de l’humidité de la condensation.

Puis je marche, seul sur la route, car cette partie du chemin passe beaucoup par la route.

Vient un moment où l’on arrive à Chârost, petit village dont les premiers abords sont déprimants malgré la jolie pompe et les fleurs colorées enjoyeusetant le pont posé sur l’Arnon.

Puis arrive le centre du village et sa belle et très surprenante église, construite en pierre rouge.

L’église Saint-Michel est très grande pour le village. Elle fut longtemps celle d’un monastère aujourd’hui disparu.

Outre sa suprenante couleur rouge et sa taille, l’église est belle par les petites sculptures qui décorent son chevet.

Côté place, de petits chats, des visages, des entrelacements.

Côté cimetière (dans lequel on entre par le grand portail métallique de l’autre côté de l’église, des restes de chapiteaux portant de très beaux bas-reliefs.

A la sortie de Chârost, un terrain de planches à roulettes abandonné. C’est triste, ces municipalités qui ont investi dans des équipements pour la jeunesse et qui voient leurs investissements désertés.

On arrive ensuite à Saint-Georges sur Arnon, qui joue de son saint tutélaire.

Commence la longue traversée d’un plateau qui doit être parfois venteux car un grand parc éolien y a été bâti et continue de s’agrandir.

Ce sont des éoliennes dont le mât mesure 98 mètres.

Au sol, des fleurs qui ressemblent à des étoiles. Et dans les champs, des tournesols alourdis par la fin de saison.

Issoudun approche. Un vieux poste électrique recouvert de vieilles affiches syndicales donne le la de la ville.

Pour pouvoir me décharger de mon sac, je vais d’abord au camping monter ma tente. Le camping municipal est au Nord-ouest d’Issoudun. Il est un peu éloigné du centre et, parce que proche d’un croisement, bruyant.

De dehors il a très belle allure avec sa grande entrée et ses drapeaux. A l’intérieur, c’est moins bien : le sol, quoi que couvert d’herbe, est très dur ; et les sanitaires sont dans un état sommaire : plein de poussieres, de feuilles mortes, d’insectes, pas de papier dans les toilettes. Je ne pense pas qu’il y ait de nettoyage quotidien.

Je monte la tente puis vais visiter la ville.

Je tombe d’abord sur la basilique Notre-Dame du Sacré-cœur, unz grande eglise néogothique dont l’intérieur est rempli d’ex-voto dont certains sont des vitraux remerciant la Vierge d’avoir survécu à la guerre de 1870.

Non loin de là, le monument aux morts, qui sort de l’ordinaire, à la fois par sa statuaire moins guerrière que d’habitude et par la citation d’Horace qui s’y trouve gravée : « Les guerres en horreur aux mères« .

Je vais à la gendarmerie faire tamponner ma crédentiale puis j’arrive au centre de la ville.

Il nest pas très tard mais tout est vide, calme, fermé : une ville endormie.

Je quitte le centre pour rentrer au camping, passant devant l’auberge des trois rois (également fermée, pour cause de congés), et l’aimable salut d’une statue, rue Pierre Brossolette.

Ma promenade se termine par une très jolie rose.

Puis je vais dormir.

Pas plus de pèlerin ou randonneur aujourd’hui que la veille.

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