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En marchant de Bourges à Villeneuve-sur-Cher

C’est la douzième étape sur le chemin de Compostelle depuis Sens, la septième depuis Vézelay mais la première de cette reprise de fin août. Une toute petite étape d’une quinzaine de kilomètres pour me remettre en jambes.

Partant de la gare de Bourges, où j’arrive de Paris, je retraverse la ville, passant devant la cathédrale.

Apres la cathédrale, on quitte Bourges par la rue de l’Auron, qu’on traverse.

L’Auron une fois franchi, on continue par la même rue, puis on oblique légèrement à droite sur la route de Villeneuve, longue et ennuyeuse, bordée de maisons sans grand charme.

Cest là qu’une habitante me demande très gentiment ce que je penserais d’un service, auquel elle songe, consistant à amener des pèlerins en voiture un peu plus loin, là où commence vraiment la campagne. Je lui réponds que c’est une idée très sympathique, qu’elle doit la proposer aux marcheurs qu’elle voit, que chacun réagira a sa façon mais que, pour moi, ce serait non car comme tricher.

Vient un moment où la ville s’arrête et où la route fait place à un chemin.

Et puis on arrive à La Chapelle-Saint-Ursin, petit village entourant une grande place herbeuse où des bancs ont été installés.

On traverse ensuite une voie ferrée puis on entre dans un bois coupé de grandes clairières.

Au brusque détour d’un chemin bordé de tournesols, s’ouvre la vallée du Cher et, au fond, Villeneuve, des toits de laquelle surgit une grande tour, vestige du château qui s’élevait là.

Pour aller au camping, on franchit le Cher, après lequel on tourne immédiatement à gauche. Le camping prend place dans une boucle du Cher.

La Noue de l’Anse est un camping Intercommunal. Il a, comme beaucoup d’établissements touristiques, été longtemps fermé du fait de la crise sanitaire et des restrictions qui y sont attachées et il est en période de redémarrage. Mais j’avais appelé et prévenu que j’arrivais. On m’avait dit que j’étais le bienvenu.

Quand j’arrive, au milieu de l’après-midi, le camping est totalement vide. Il y a seulement, au fond, quelques pêcheurs qui se sont installés, ainsi que la personne qui s’occupe du nettoyage des sanitaires, auquel je dis ma suprise de voir si peu de monde. C’est lui qui m’explique qu’on est en réouverture.

C’est bien plus tard qu’arriveront des Anglais en camping car.

Les emplacements sont grands, bien herbeux, propres, séparés les uns des autres par des haies. C’est très agréable et je dresse calmement ma tente.

Les sanitaires sont abrités dans un bâtiment neuf dont l’accès est protégé par une serrure à code (que mon interlocutrice, la très aimable Mme Lozach-Siret, m’a fourni). Ils sont neufs, propres, bien entretenus : la douche est très agréable.

Vers 20 heures, Madame Lozach-Siret arrive ; je lui paie mon dû : 9 euros ; décline l’invitation de mes voisins anglais de dîner avec eux ; mange une boîte de thon et vais me coucher, fatigué, non pas à cause du chemin mais de mon réveil matinal.

Je n’ai, aujourd’hui, suivi ni précédé aucun autre randonneur ou pèlerin.

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