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En marchant de Prémery à La Charité-sur-Loire

Cinquième étape depuis Accolay, 27 km dit mon application. C’est sans doute un peu plus car, à partir de Murlin, je rejoins le chemin de Compostelle que j’avais abandonné la veille à Champlemy

Quand la nuit se termine, peu de temps avant l’aube, Prémery résonne d’un énorme fracas qui se répète, de cinq minutes en cinq minutes, pendant peut-être une demi-heure. Ce sont, je présume, les hauts fourneaux de Derichebourg qui avalent leurs énormes gorgées de déchets d’aluminium pour forger un métal neuf.

Le bruit, ensuite, s’arrête et laisse ppace au choeur de l’aube. Peut-être reprend-il plus tard. Quoi qu’il en soit, je me réveille tôt et peux partir pas trop tard.

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Je traverse la petite ville, repassant devant l’étrange mairie, puis prend à droite pour traverser sur un petit pont piétonnier la Nièvre d’Arzembuy.

Je passe le rond-point, prend la D977 puis à droite la route de la Charité avant de m’engager dans un chemin qui devient bientôt un sentier herbeux passant à travers champs.

Le sentier pénètre dans la forêt : grands arbres qui font mieux comprendre pourquoi Prémery fut, pendant plus d’un siècle, la capitale mondiale du charbon de bois, petites fleurs, traces de gibier (ou peut-être de sangliers ?).

Puis le sentier rejoint la route, que je vais longtemps suivre. Elle est droite, coupant à travers tout.

Vient un moment où je quitte la (pas si) grande route pour aller vers le joli village de Beaumont-la-Ferrière, avec sa belle école, sa belle place, son café malheureusement fermé (mais sur un fauteuil de la terrasse duquel j’ai tout de même pu poser un moment mon sac) et son monument au poète du lieu : Achille Millien

Je quitte le village par un petit escalier entouré de murs qui conduit à une passerelle franchissant la Nièvre.

Après un moment, on rejoint Murlin, autre village de forges, et sa petite église. Et c’est là que je retrouve le chemin de Compostelle abandonné hier, et les deux randonneuses croisées à la mairie de La Maison-Dieu.

Le chemin traverse bientot la forêt, traçant une grande ligne droite au bout de laquelle je crois apercevoir ce qui pourrait être La Charité-sur-Loire, mais je n’en suis pas sûr.

De loin en loin, de grandes pierres permettent de poser le sac.

Puis on atteint Raveau.

A Raveau, on longe très longtemps le très long mur de pierres, récemment refait, d’une très grande propriété au mystérieux portail noir.

Puis on traverse le village, avec son église dont le porche est surmonté d’une jolie petite statue.

On quitte ensyite le village et, heureusement, on passe puis longe le cimetière où j’entre pour prendre de l’eau. Merci à M. Blondelet qui a fait installer ici cette pompe.

On reprend le chemin et c’en est la partie la plus pénible car on n’est pas très loin, on croit être près d’arriver mais c’est plus loin qu’il n’y paraît et il faut, en plus, franchir les grandes infrastructures routières, ce qui exige de longs contournements.

Et même une fois qu’on est arrivés dans l’agglomération, atteindre le centre prend du temps.

Mais enfin, on arrive au bout. Et dans cette ville grise comme le ciel et son nom, je trouve mon hôtel, le Mille-et-une-feuilles.

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