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En marchant de Marsac au Pont du Dognon

Une très belle étape d’un peu plus de 25 km qui bénéficie du beau temps, et au cours de laquelle j’emprunte plus le GR 654 qui passe par les ruines gallo-romaines du Mont Jouër, que le chemin de Compostelle proprement dit.

Je me réveille assez tôt et, plutôt que de me préparer un café, je décide d’aller en prendre un à Marsac. Il fait beau et la campagne alentours est belle sous le soleil.

Marsac est un joli bourg. Des rues larges, aérées, accueillantes ; une impression de dynamisme à laquelle la conversation que j’ai eue hier avec un conseiller municipal n’est pas étrangère. Au centre du village, un ensemble de bâtiments modernes. C’est dans les magasins qui sont là que je fais quelques achats : jambon, pain, croissants, et que je m’attable à la terrasse d’un café pour prendre un crème.

Je termine mon café quand je me rends compte que j’ai oublié mon tapis de sol au camping. Je confie mon sac à la patronne, qui me raconte les histoires d’oublis de son fils campeur, fais un saut rapide au camping, récupère mon tapis de sol, reviens, le mets dans mon sac, paie mon dû et repars – avant d’être hélé parce que j’ai oublié mes bâtons… Et pourtant, ma tête est encore là.

Je repars enfin vraiment, tournant au joli moulin de l’Ardour avant d’affronter la côte.

Le soleil est revenu mais le sol est encore humide de la pluie tombée hier. Et partout, des limaces, de toutes tailles, qui se promènent et qui, sur les routes, se font écraser, laissant une substance jaunâtre.

Le chemin passe à Arrênes, avec sa petite église Saint-Eutrope abritant une mignonne crèche, puis il s’enfonce dans la forêt, traversant néanmoins le très joli hameau de L’Abbaye.

À Champegaud, le chemin évite le bourg et grimpe à droite, sur le mont, longeant d’abord une veille maison. Deux jeunes randonneurs me dépassent. Nous nous retrouverons à plusieurs reprises, aujourd’hui car le rythme de nos marches et de nos pauses n’est pas le même.

On monte, on monte , et quand le chemin atteint la route, on peut se retourner sur la vue qui se dégage.

On arrive ensuite à Saint-Goussaud, avec sa lanterne des morts et sa petite église, consacrée au saint éponyme.

Je quitte ici pour un petit moment le chemin de Compostelle pour prendre le GR 654, qui emprunte une vieille voie gallo-romaine et passe par le Mont Jouër, au sommet duquel subsistent les vestiges d’un village gaulois et d’un petit amphithéâtre gallo-romain.

C’est un très joli chemin bordé de vieux, très vieux rochers couverts de mousse. Et au sommet, effectivement, où je pose mon sac le temps de boire et de visiter un peu les lieux, un champ de pierre décrit comme les fondations d’un village et, plus haut, dans une clairière, les demi-cercles de pierres d’un amphithéâtre.

A la descente, le chemin reste très beau. Il passe près du hameau de La Ribière et traverse, en sous-bois, des prairies tapissées de fleurs blanches et violettes : c’est un émerveillement.

La descente se poursuit. À un moment donné, on traverse une forêt dans laquelle du bois est coupé. On quitte la forêt, puis on la retrouve, traversant de petits ruisseaux.

Au bout de cette longue descente, les Billanges, où je retrouve le chemin de Compostelle officiel : la jolie église de la Nativité de Saint-Jean-Baptiste, un peu décatie.

Après Les Billanges, je reprends le chemin, qui emprunte la D5, petite route qui suit le cours du Taurion. C’est là que se trouve mon camping, le bien-nommé Au pont du Dognon.

J’y suis reçu très gentiment par Fabien. Il n’y a, semble-t-il, aujourd’hui, que deux campeurs.

Je m’installe non loin de la rivière, monte ma tente, me douche et me prépare des lentilles avant d’aller dormir.

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