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En marchant d’Accolay à Asquins

Première étape d’une nouvelle série de sept qui, sur le chemin de Compostelle, devraient me conduire à Bourges. En ce premier jour, mon objectif est Asquins, soit 26 kilomètres à parcourir, dit mon application.

Mon parcours depuis Sens s’était arrêté à Cravant. Je reprends à Accolay, 3 km plus loin, car c’est là que le car de la SNCF, pris à la gare de Laroche-Migennes où j’ai débarqué de Paris, me dépose. Il est 10h15, le soleil brille. Je franchis la Cure, que je suivrai toute la journée, pour entrer à Accolay.

J’entre dans l’église dans laquelle le bedaud est en train de dépoussiérer quelques statues. Il me propose de me montrer la vieille partie de l’église. Je le suis, puis repars dans le village vide.

A la sortie du village, je m’engage sur le chemin, qui, après un passage découvert, s’enfonce dans un bois longeant la Cure.

Peu de temps après on aperçoit, de l’autre côté de la rivière, les grands bâtiments de l’abbaye de Reigny.

Le chemin continue ensuite dans le bois, longeant la Cure bordée de boutons d’or.

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Vient un moment où le bois s’entrouvre : on arrive à Bessy-sur-Cure.

Après avoir traversé le village, on revient dans la forêt fleurie, dont on ressort pour arriver à Arcy-sur-Cure.

De ce coté-ci de la Cure, le village est petit et désert. Je traverse le pont pour aller vers le centre, espérant trouver quelque chose à manger à la supérette du village. Las, elle vient de fermer !

Je retraverse et reprends le chemin. A la sortie d’Arcy, on longe les murs d’un château, puis on croise un banc, où je m’assieds, bois et me repose un instant au soleil.

En amont d’Arcy, la Cure méandre et le chemin s’éloigne de son cours. C’est ici que se trouvent les grottes qui font la réputation du village et dans le même coin, près de Saint-Moré, qu’ont été découverts les vestiges du camp romain de Cora, à proximité duquel je passe, dans la forêt, mais que je ne vais pas voir : quand on va à pied et que pèsent sur ses épaules les sangles d’un lourd sac, on y regarde à deux fois avant de faire un détour de 2 ou 3 km.

Près de Saint-Moré, un autre banc, ombragé.

On revient ensuite dans la forêt, où la pluie a laissé sa marque boueuse remplie d’insectes, puis, avant d’arriver à la double commune Lac Sauvin-La Jarrie, on passe devant une croix, accompagnée d’un banc.

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Après le bourg, le chemin se poursuit. Parfois le long d’une petite route, parfois sur un chemin de terre. Au hameau des Hérodats, une dame me voyant passer quelque peu épuisé me signale que se trouve un peu plus loin un robinet d’eau potable que la mairie de Montillot a fait installer là à l’intention des promeneurs, randonneurs et pèlerins. Grâce lui soit rendue ! Ma gourde était pratiquement vide quand je peux la remplir, et cela change la vie.

Le chemin commence ensuite à descendre rapidement. Du côté de Vaudonjon, il y a un beau fauteuil d’osier le long du sentier et dans le bourg, un muret où l’on peut un instant alléger ses épaules du poids du sac qu’on porte.

On traverse une route puis, sur le chemin, on commence à voir, au loin, Vézelay perché sur sa colline.

On arrive bientôt sur la route qui conduit à Asquins. J’y bavarde un petit moment avec un joggeur qui m’annonce que je serai probablement le seul utilisateur du camping car il y a peu de monde, cette année.

A Asquins, la supérette, tenue par la sympathique Valérie, est ouverte. J’y fait quelques emplettes avant de traverser la Cure pour me rendre au camping, de l’autre côté de la rivière.

Je ne suis pas absolument tout seul ; il y a une autre personne. L’endroit est très accueillant : c’est calme, propre, bien entretenu, agréable. Je monte ma tente tranquillement tandis que la lumière jaunit, vais prendre une douche délicieusement chaude, puis fais chauffer sur ma popote la boîte de conserve achetée à la supérette.

Le soleil s’est couché et je m’apprête à me coucher lorsqu’arrive Maud, la responsable du camping, à qui j’avais parlé au téléphone quelques jours avant. Je suis heureux de la voir et de pouvoir lui régler mon dû : 5,72 euros pour la nuit. Puis je vais dormir, après être allé voir la Cure.

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Quand ils sont bien entretenus, et c’est souvent le cas, les campings municipaux sont un vrai service public, de grande qualité.

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