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De Dienville à Troyes

Deuxième journée, abrégée par le vent, de mon retour de Domrémy : une cinquantaine de kilomètres et un train inopiné pour finir le périple. L’occasion d’aller saluer Rachi.

Après mon réveil et mon petit-déjeuner, je secoue bien la cloison intérieure de ma tente, comme on m’a appris à le faire, pour la débarrasser de toutes les herbes, brindilles et graviers que j’aurais pu y introduire.

Puis je pars. Mon intention est de longer les lacs d’Armance, d’Auzon et d’Orient, de traverser Troyes, d’aller voir ce qui reste de l’abbaye du Paraclet, que dirigea Héloïse, et de dormir du côté de Nogent-sur-Seine.

Je pars donc, empruntant la voie cyclable posée sur la digue qui ferme à l’est le lac d’Armance.

Ayant commis l’erreur prétentieuse de ne pas allumer mon GPS sinon pour suivre ma trace, je me fie à mon sens de l’orientation et du coup me trompe : à un moment donné, je continue la route au sud au lieu de prendre à l’est et traverse un canal que je devrais longer.

C’est joli. Je continue.

A un moment donné, on travers un bout de forêt où est plantée une maison solitaire, belle et étrange. On croirait un décor.

… Puis je me retrouve à Dienville, avec ses jolis pommiers, après une boucle d’une quinzaine de kilomètres.

Je repars et décide, comme hier, de laisser tomber les chemins de traverse pour aller au plus direct, vers Troyes.

À Radonvilliers, je prends donc la D11, direction Piney ou j’arrive à temps pour acheter de quoi boire et manger dans une supérette qui ferme. Je mange rapidement sous la statue d’un poilu moustachu tendant vers le ciel une couronne de palmes.

C’est au départ de Piney que le vent, que j’avais un peu senti le matin, se met à souffler en fortes et longues rafales qui rendent l’avancée extrêmement pénible avec toute la prise au vent que ses multiples sacoches donnent à mon vélo.

Les choses sont si difficiles et si usantes qu’à la moindre montée, je pose pied à terre. Ma vitesse moyenne chute à moins de 10 km/h et je me dis qu’à ce rythme, je n’arriverai jamais à Nogent.

C’est alors que je décide d’arrêter les frais et de prendre un train à Troyes.

Il me faudra encore plus de deux heures et demie pour y arriver, le long de cette route droite où filent les camions et les voitures.

Enfin, j’arrive. Je me mets en quête des traces de Rachi, le viticulteur talmudiste qui vécut et enseigna ici trois siècles avant Jeanne. Je trouve une vieille ville magnifique et animée.

Il reste une rue de la synagogue mais la synagogue fut détruite pour construire une église.

Et puis il y a la Maison Rachi, où est installée la nouvelle synagogue, et le centre Rachi, qui sont installés dans une autre rue et dont j’ai raté l’heure de visite.

Je me rends à la gare avec une heure d’avance pour être sûr de trouver une place pour mon vélo, attend le train, y monte.

Arrivé gare de l’est une heure et demi plus tard, je descends le boulevard de Sébastopol vers la maison.

Fin du voyage à Domrémy.

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