Château-Thierry-Paris : quatrième et dernière étape du périple Paris-Reims-Paris et 100 kilomètres tout rond jusqu’à mon domicile, me dit le GPS.

Je quitte Essômes, où j’ai dormi, par la vallée que le Ru des rochers a creusé dans le plateau de la Brie. Petits hameaux abritant des jardinets où poussent de belles courges. Et encore ici, des vignes élevées sur des murets et des maisons de Champagne.

J’arrive sur le plateau. Il y a là une grande ferme, les Nouettes, au bas des murs de laquelle sont plantés de magnifiques rosiers. J’en fais compliment à la fermière venue voir si j’avais besoin d’aide. C’est son fils, me dit-elle, qui a planté les rosiers.

Aprs la ferme, de grands champs et quelques éoliennes aux pales immobiles.

Plus loin, des veaux se prélassent au milieu des mouches près d’un abreuvoir puis non loin, à côté d’une ferme, une statue vouée à Notre-Dame de Confiance, qui porte étoile au front comme Wonder Woman.

On arrive à Villiers-Saint-Denis puis la route passe par divers villages aux jolis noms : Bézu-le-Guéry, Montreuil-aux-Lions, Châton, entre lesquels s’étendent des champs et des prés bucoliques ainsi que quelques bois dont l’ombre rafraîchit. C’est à peu près ici que disparaissent du paysage les vignes et les caves de Champagne.

Je me suis, un moment, arrêté près de la grange ouverte sur un pré que j’ai photographiée. On y accédait par un petit chemin herbeux bordé de poiriers. Au loin, on voyait des vaches et de temps en temps, une légère brise faisait sentir sa caresse.

On continue ensuite jusqu’à Ocquerre, où l’on rejoint et traverse l’Ourcq, la rivière qui a donné son nom au canal.

On laisse ensuite la rivière (et le canal, qui lui est parallèle) pour revenir vers les champs, champs de fleurs et champs de bataille de 14-18, avec leur triste cortège de cimetières militaires et de monuments aux morts.

A Claye-Souilly, enfin, on rejoint le canal de l’Ourcq, qu’on suit pour revenir à Paris par la Villette d’où j’étais parti.