Un long trajet de 140 km qui commence par une pente permettant de s’élever du niveau de la mer à celui du grand plateau dans lequel des falaises du cap Gris Nez se découpent.

Il faut d’abord s’élever vers le plateau et s’éloigner de la mer ou croisent les bateaux :

Tout est vert et fleuri.

On avance sur le plateau en devinant la mer et, au loin, les falaises blanches de la côte britannique. Les câbles électriques rappellent que Gravelines est proche.

Un peu partout, des bâtiments abandonnés :

Les monuments aux morts abondent, dans les villages. Celui des Attaques détonne par ses couleurs :

Partout des canaux, partout des villages aux noms flamands et aux églises de brique :

Et puis, en entrant en Belgique (enfin ! de vraies pistes cyclables !), des chapelles le long du chemin et des moutons dans les champs :

On arrive ensuite à la mer, à la mer grise et verte, à cette immense plage belge défigurée par le rempart d’immeubles qui, des dizaines de kilomètres déjà avant Ostende, se dresse le long de la plage comme une immense digue, un long mur doublé de lignes de tramways et de chemins de fer. Entre la barre d’immeubles et la plage proprement dit, une promenade piétonne, mi-automobile sur laquelle est dessinée la voie cyclable. Des statues représentant des personnages de bande dessinée, notamment de Franquin et de Gaston Lagaffe, rythment le chemin face a la mer.

Le jour se termine et un vent faible mais tenace souffle depuis le Nord-est. Quand j’arrive enfin a Ostende, après avoir traversé une sorte de no man’s land où la piste cyclable, coincée entre le tramway et la plage, est envahie d’épaisses couches de sable dans lequel on s’enlise, je suis vanné.

Heureusement, il y avait la mer