De Douai à Noyon, 100 km à travers les Hauts de France.

Au matin, Douai était belle : des rues animées, des arbres fleuris, du soleil qui jetait sa lumière.

Pour aller à Noyon, on suit d’abord le canal du Nord. Y passent, avançant sur une eau verte et parfois bleue – turquoise -, de grosses péniches lourdement chargées.

La région a été détruite par les guerres qui s’y sont succédées. Partout des cimetières militaires, partout des églises reconstruites. Des chapelles aussi, vouées à Notre-Dame de Liesse. Elle est si nécessaire dans ce pays frappé par le malheur des temps.

C’est un pays de grandes cultures ; la nature y est modeste : quelques fleurs, des escargots, des moutons. Il y avait aussi des chats et des corbeaux, des lièvres joyeux et galopants, des nuees d’étourneaux dessinant dans le ciel. Ils étaient bien trop rapides pour moi !

Restent les villes et les villages. Quelque chose dun peu vieux et passé à l’image de la publicité Dubonnet recouvrant un vieux mur de Péronne.