Autun (Augustodunum), « sœur et émule de Rome », fut fondée par l’empereur Auguste au début de notre ère. Elle a gardé de nombreux et beaux vestiges de cette période et de son statut de capitale.

Dans la ville, il y a, ça et là, des restes. Ainsi, ceux de la voie principale, du Cardo maximus, qu’on trouve rue de la Jambe de bois.

Vers le nord, cette voie arrivait à la Porte d’Arroux, qui n’a pas bougé depuis l’Antiquité.

La porte d’Arroux était ouverte dans les remparts, longs de plusieurs kilomètres, qui enserrent la ville et dont il reste de très importants tronçons. A cet endroit, ils ne sont pas très imposants.

On franchit L’Arroux et on arrive au confluent de l’Arroux et du Ternin, ou les rivières chantent. En se retournant vers la ville, on voit la grande porte qui s’élève.

Dans l’eau, poussent des myosotis.

Continuant le chemin, on arrive au mal nommé temple de Janus, haut reste d’une haute bâtisse dont il reste deux pans.

Un peu plus loin, sur le chemin menant à un théâtre aujourd’hui disparu sous la verdure, des vaches, des veaux, un escargot comme les aime l’aimée, un chat-tigre.

On rebrousse chemin, on repasse sous la porte d’Arroux puis on se dirige, à gauche, vers l’est.

Annexe du Collège militaire d’Autun, portail bleu aux feuilles rouges, une maison au jardin étrange, un immeuble dont le gris fait penser au gris du ciel, une maison dont les murs abritent un escalier, puis l’on arrive à la Porte Saint-André.

La Porte Saint-André est l’autre porte romaine d’Autun. Elle paraît mieux conservée que la Porte d’Arroux mais c’est à Viollet-Leduc, qui y a travaillé, qu’on le doit. Une de ses tours de defense, arrondie vers l’extérieur, carrée vers l’intérieur, a été conservée et sert aujourd’hui de temple protestant.

Continuant le périple, on arrive au grand théâtre.

C’est, dit-on, le plus grand du monde romain. Quand il était entier, il avait encore deux rangées d’infrastructures au dessus de celles existant encore aujourd’hui et s’élevait jusqu’à la cime des arbres. Il pleuvait quand j’y pénétrai.

Tout à côté, une extraordinaire maison, la maison des caves joyaux, qui fut celle du gardien des lieux, et dont les murs conservent des dizaines de statues antiques, qui ont été mises là pour être vues et protégées.

En continuant vers le sud, on croise le vrai Lycée militaire, aussi imposant et triste en ce jour d’octobre que le Prytanée de la Flèche où je fus professeur pendant mon service national.

En poursuivant encore, on traverse la rue de la Jambe de bois, où repose le Cardo Maximus, puis on croise la rue de Saint-Pancrace qui part dans la campagne vers la pyramide de Couhard dont je parlerai une autre fois.

Enfin, on arrive a la plus belle partie du rempart romain, encore revêtu de ses épaisses tours, dont l’un, la tour des Ursulines, a été surélevée au XIIème siècle et revêtue d’une madone.